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FRONTIÈRES

FRONTIÈRES

"Il y a trois sortes d'hommes : les vivants, les morts, et ceux qui vont sur la mer." Aristote

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Un spectacle de théâtre d'ombres, de catoptrique et de percussions, parabole musicale sans paroles, retraçant le parcours d'un migrant. Papiers, contrôles, barbelés, murs, camps de rétention, extrême violence d'un monde qui se protège de plus en plus contre lui-même.

Alors que les médias célèbrent les héros modernes, sportifs, navigateurs et autres alpinistes, nous croisons chaque jour sans les voir des aventuriers d'une autre trempe, Ulysses anonymes et désargentés, qui ont affronté barbelés, policiers et passeurs, bravé tempêtes et traquenards, éprouvé la soif et l'attente dans le simple but de trouver une meilleure place dans ce monde.

Le spectacle est sans paroles : la dramaturgie est ici musique, ombres et reflets. Le musicien, Francesco Pastacaldi, à vue, interprète un thème différent pour chaque personnage, travaille sur la variation, le développement et l'imbrication des thèmes ; les manipulateurs animent les silhouettes de peau transparente et colorée et, en déplaçant leurs sources lumineuses, zooment et dézooment, effectuent des travellings et des panoramiques, dans une narration inspirée par le cinéma. Ils manipulent également des objets dans une boite optique, le Cyclope, ou les reflets générés par des miroirs mous. Les scènes sont jouées tantôt devant, et tantôt derrière l'écran.

L'odyssée de cette errance est soutenue et nourrie par un long poème musical écrit sur mesure par le percussionniste Francesco Pastacaldi. Le texte musical est déterminant car il est le seul texte présent. S'appuyant sur des polyrythmies qu'il expérimente depuis plusieurs années, Francesco Pastacaldi a composé une musique intemporelle qui fait référence à un pays imaginaire, tout en incorporant aux arrangements des sonorités du quotidien. Des thèmes répétitifs sont développés par cristallisation et soutenus par des sonorités inhabituelles produites par des appareils fabriqués pour l'occasion. Certaines parties sont improvisées afin de laisser au jeu entre images et sons la liberté et le risque de l'aléatoire propre au voyage.

La pièce contient plusieurs thèmes (le thème du voyage, de la marche, le thème de la ville, etc.) développés sous formes de variations, et des passages plus descriptifs, évoquant la matière des choses, l'odeur du bois, le froissement du papier, le vent, les éléments.

L'ONDA marche aux côtés de FRONTIÈRES

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PHOTOS DES PREMIERS ESSAIS ET RECHERCHES EN THAILANDE. crédit Anne Bitran, Olivier Vallet

Théâtre d'ombres, miroirs et percussions

Production : Les Rémouleurs

Mise en scène : Anne Bitran

Musique : Francesco Pastacaldi

Création lumière : Olivier Vallet

Dessins : Martina Menconi

Réalisation et construction : Anne Bitran, Bérénice Guénée, Martina Menconi, Olivier Vallet

Avec : Bérénice Guénée et Martina Menconi (en alternance), Anne Bitran, Olivier Vallet, Francesco Pastacaldi (percussionniste, multi instrumentiste)

Remerciements à Tom Sutarath Sinnong (Thaïlande) et My Lê Chabert (France) Conseils chorégraphiques : Cyrinne Douss

Co-production Centre Culturel André Malraux, Scène Nationale de Vandœuvre-lès-Nancy et Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes de Charleville Mézières

Projet soutenu par le Service Culturel de l’Ambassade de France en Thaïlande, le Conseil Général de la Seine Saint Denis - Via le Monde, l’Institut Français, l'ADAMI

La Cie Les Rémouleurs est soutenue par la Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Ile de France -

Ministère de la Culture et de la Communication

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PRESSE :

REPORTAGES TV :

DOCUMENTATION :

Hanoï, Juin 2014.

Photos Gallia Vallet