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CUSTOM-MADE WORK

ASK FOR A CUSTOM-MADE PROJECT

ECRAN DE FUMEE

En 1997, Véronique Bellegarde, metteuse en scène de la Compagnie Le Zéphyr, a demandé à Olivier Vallet de concevoir et réaliser un système de projection d’image sur écran de fumée. Le spectacle l’Instrument à pression, sur un texte de David Lescot (avec Jacques Bonnaffé, Médéric Collignon, David Lescot, Odja Llorca, Olivier Garouste et Philippe Gleizes,) comprenait la projection d’images Olivier Garouste, qui devaient pouvoir apparaître de manière inattendue, sans la présence préalable d’un écran, et leur support devait pouvoir s’évanouir comme il était venu. La projection d’images d’Étienne - Jules Marey, précurseur du cinématographe, appelait en outre un rappel des volutes engendrées par ses merveilleuses souffleries de fumée. Le dispositif devait en outre pouvoir fonctionner en salle (réglementation des E.R.P.), même si celle-ci était située en située en sous-sol, ne pas utiliser de produits chimiques et ne pas noyer de fumée le plateau pendant ses vingt minutes de fonctionnement. On peut dire que le pari a été tenu…

LE CYCLOPE

INSPIRÉ DES TECHNIQUES DE « CAMERA LUCIDA » DÉVELOPPÉES DU XVI EME AU XIX EME SIÈCLE, LE CYCLOPE PROJETTE LES IMAGES ANIMEES D’OBJETS EN VOLUME ET EN COULEUR.

Prix Lumière aux Trophée Louis Jouvet 2000 lors du S.I.E.L.(Salon International de l’Evènement et de la Lumière, Parc des Expositions, Paris)

Utilisation lors de spectacles de marionnettes, de théâtre d’ombre ou comme effet spécial pour un spectacle de théâtre, cette «camera lucida» joint une grande facilité d’utilisation (nul besoin d’être technicien ou marionnettiste pour assimiler son fonctionnement) à une souplesse technique (elle est graduable, et les images projetées peuvent couvrir un écran de 5 sur 5).

Le rendu est particulièrement saisissant, puisqu’il offre au public une surprenante image animée en couleur qui n’est issue ni du cinéma, ni de la vidéo, et encore moins du théâtre d’ombre. Cette image se caractérise par un grain très doux et une faible profondeur de champ, qui permet, en jouant avec le flou, de nombreuses apparitions et disparitions.

Le manipulateur se place face à l’écran, et voit donc en direct ce qu’il projette. Il introduit les objets à animer (ou seulement ses mains) dans le Cyclope. La mise au point s’effectue simplement en déplaçant l’objet à l’intérieur, et le réglage de la profondeur de champ par l’iris jusqu’à obtention de la qualité d’image souhaitée.

L’image de l’objet manipulé est inversée deux fois, haut et bas et droite et gauche, ce qui permet de faire se volatiliser immédiatement les objets qui ont fini de servir, puisqu’en tombant ils paraissent s’envoler, et disparaissent immédiatement.

Puissance électrique : 220 volts, 1500 watts

MACHINE OPTIQUE ANCIENNE

En 2005, Bruno Latour préparant son exposition (avec Peter Weibel ) « Making Things Public »au Zentrum für Kunst und Medientechnologie (Centre d'Art et Média) de Karlsruhe contacte Olivier Vallet, dont il a entendu parler… par Omni, la revue du Théâtre de la Marionnette à Paris.

Traitant de l’avenir (et du passé) des modes de représentation et de modélisation du politique, Bruno Latour souhaitait voir réalisée une reconstitution de la machine optique inventée par le père Nicéron, au XVII ème siècle.

Il s’agissait d’un curieux système : une sorte de lunette, fixée en face d’un tableau, donnait à voir, quand on le regardait via cette lunette, un tout autre tableau. Il s’agissait en fait d’une image dissimulée dans le dessin : le tube optique se terminait par un cristal et les facettes de celui-ci sélectionnaient, retournaient et recomposaient certains fragments du dessin apparent, pour révéler le dessin caché.

Tout était à faire, puisque le dernier exemplaire avait été perdu au Musée des sciences de Florence, lors d’une inondation dans les années 1970. Il fallait donc repartir de La Perspective curieuse, édité dans les années 1660, et créer une nouvelle image incluant un dessin caché.

Ce sera à la demande de Bruno Latour, une foule qui , regardée à travers la fameuse lunette, laisse apparaître le célèbre frontispice du livre de Hobbes, le Léviathan.

Pour la foule, Olivier Vallet a pris des personnages tirés de gravures de Dürer, le corps de l’appareil est en laiton, et son plateau en chêne ; l’ensemble est « Low–tech », et est référencé dans le catalogue de l’exposition , aux presses du M.I.T. (Massachussets Institute of Technology)

MIROIRS MOUS

En 2006, Jean Lambert-wild commande pour le spectacle SADE SONG (musique Jean-Rémy Guédon, chanteuse, Elise Caron) d’une machine optique à base de miroirs souples articulés, projetant, anamorphosant et animant des dessins de Stéphane Blanquet. Scènes nationales de Belfort et Montbéliard.

EQUILIBRUM

Ecran aérien, porté par des ballons gonflés à l'hélium. Réalisation en cours pour le projet GAIA GLOBAL CIRCUS de la compagnie Accent.

Conception et réalisation : Olivier et Gallia Vallet. Confection de la toile : Catherine Coustère

LE MIROIR LIQUIDE

Le « Miroir Liquide » est un film de savon permanent et manipulable dont la mise au point a valu à l’équipe constituée par François Graner (CNRS), Patrice Ballet (Institut de spectrométrie) et Olivier Vallet le Prix ARTS 2009, décerné par l’atelier Arts-Sciences, structure commune au CEA et à l’Hexagone, Scène nationale de Meylan.

Le film de savon est un objet étrange : imaginez la surface d’une bulle retenue entre deux fils, manipulée en direct et alimentée en permanence. C’est un objet qui n’est jamais immobile, puisque le liquide qui le constitue coule à la vitesse de deux mètres par seconde, que le moindre courant d’air ou la plus petite action du manipulateur modifie sa forme, et qu’on y voit apparaître et disparaître sans cesse des tourbillons irisés.

Ces couleurs (semblables à celles d’un film d’huile à la surface d’une flaque d’eau) résultent d’interférences optiques : la taille du film est grande (il mesure trois mètres de haut), mais son épaisseur est de l’ordre du micromètre.

Il ponctue le spectacle, utilisé tantôt comme un miroir dans lequel se reflètent les comédiennes, tantôt comme un réflecteur pour des projecteurs, générant la réflexion de couleurs tourbillonnantes qu’elles peuvent modifier en direct, tantôt encore comme une surface malléable qui leur permet de projeter où elles le veulent et de déformer en direct les images issues d’une lanterne magique.

Les comédiennes peuvent également le trouer sans le faire éclater, voire même passer la main à travers… La structure qui le portera sera équipée de voiles articulées qu’elles manoeuvreront au moyen de guindes, pour intercepter les flux lumineux dans leur course.

Olivier Vallet

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